« HATIKVAH – Du fleuve à la mer » : l’affiche officielle du film inspirée d’un geste de destruction

« HATIKVAH – Du fleuve à la mer » : l’affiche officielle du film inspirée d’un geste de destruction L’affiche officielle du documentaire HATIKVAH – Du fleuve à la mer, réalisé par Eden Levi Campana, vient d’être dévoilée. Elle porte en son cœur une formule puissante : « 700 jours qui ont déchiré le monde ». Ce visuel, sombre et percutant, montre un soldat brandissant … Continuer de lire « HATIKVAH – Du fleuve à la mer » : l’affiche officielle du film inspirée d’un geste de destruction

YINGELE – La nouvelle littéraire

Par Eden Levi Campana Elle s’appelait Sarah, Sarah elle s’appelait, et déjà dans l’écho double de son nom palpitait une braise, une braise ancienne, une braise tenace, une braise que le souffle du monde n’avait pas su éteindre ; elle ne dansait pas, elle transfigurait, elle transperçait, elle transmettait, et chaque geste n’était ni un simple geste, ni un simple signe, mais une onde, un … Continuer de lire YINGELE – La nouvelle littéraire

Ils n’en ont pas fait assez

Ils n’en ont pas fait assez. C’est ce qu’on leur a reproché, dès le 8 octobre au matin, au réveil des flammes, au vacarme des larmes. Ils n’en ont pas fait assez, ces artistes juifs ou israéliens, devenus en un souffle les cibles mouvantes d’un ressentiment inextinguible. On les attendait, les mains tendues, les poitrines ouvertes, les cœurs tremblants d’un peuple en fragments. On voulait … Continuer de lire Ils n’en ont pas fait assez

Sasson Gabay, le cinéma qui ne joue pas

Dans le cadre du 33e Festival du Film Juif de Toronto, un moment de grâce s’annonce ce 8 juin à 13 heures sur la scène du Théâtre Leah Posluns. Le public y est convié à un tête-à-tête d’exception avec Sasson Gabay, monument du cinéma israélien dont la voix, le regard et la présence ont traversé les époques comme les frontières. À travers des extraits rares … Continuer de lire Sasson Gabay, le cinéma qui ne joue pas

Marcel Ophuls, le témoin des témoins

Marcel Ophuls est mort, alav ha-shalom, et c’est un pan entier du cinéma de la mémoire qui vacille dans le silence. Fils du raffinement visuel de Max, il fut pourtant tout l’inverse d’un esthète : un scalpel. Ce qu’il a donné au monde, ce n’est pas le rêve, c’est la vérité quand elle tremble, quand elle bafouille, quand elle se dérobe. Son génie n’était pas … Continuer de lire Marcel Ophuls, le témoin des témoins

« Sept bénédictions » pour un drame contemporain, pour une tragédie antique

SEVEN BLESSINGS (SHEVAR BRAHOT), une belle découverte au festival Arte Mare de Bastia. La table est dressée, les plats mijotent, les voix s’élèvent — d’abord pour bénir, bientôt pour accuser. « Sept bénédictions », dernier film d’Ayelet Menahemi, s’ouvre comme une célébration et se déplie en tragédie. Dans cette maison juive marocaine où chaque jour de la semaine post-nuptiale est censé appeler la joie, c’est la mémoire … Continuer de lire « Sept bénédictions » pour un drame contemporain, pour une tragédie antique

Entretien avec Paul Hirsch, un juif dans la guerre des étoiles

Après un séjour à Tatooine et à Géonosis, un vaisseau me dépose sur une nouvelle Planète. Une affiche collée sur une porte m’indique que ce jour est celui de « Tou Bichvat, le Nouvel An de l’Arbre ». Dommage d’avoir coupé un arbre pour en faire une affiche, drôles de mœurs sur cette Planète. Vers 20h, un informateur me signale que le chef-monteur Paul Hirsch, une … Continuer de lire Entretien avec Paul Hirsch, un juif dans la guerre des étoiles

Le Sens des choses, le Ajar de l’excellence

Le Sens des choses, créée par Noé Debré et Benjamin Charbit, est une œuvre rare, ciselée dans le marbre du doute, portée par une tension constante entre la foi et la chair, l’héritage et le vertige. Nulle emphase, nulle pose : tout y respire l’intelligence retenue, l’émotion contenue, la pensée qui s’ignore parfois elle-même. Voici une série qui ne démontre pas, mais qui interroge — … Continuer de lire Le Sens des choses, le Ajar de l’excellence

De Glazer à Audiard, les César de l’imposture et du sublime

La dernière cérémonie des César a été marquée par plusieurs événements notables. Nous en retenons deux : la polémique entourant le déplorable discours de Jonathan Glazer et la consécration du film « Emilia Pérez » de Jacques Audiard. Deux films, le meilleur et le pire. D’un côté une forme de guevourah transcendée par la hesed signé Audiard, où une avocate désabusée se voit chargée d’une mission impossible, aider … Continuer de lire De Glazer à Audiard, les César de l’imposture et du sublime

« Carla et moi », une comédie peu orthodoxe mais définitivement touchante  

A ne manquer sous aucun prétexte. Le 23 octobre sortira en salle « Carla et moi », le film dont nous avions besoin dans ces périodes moroses. Coup de cœur de la Maison Dulac qui distribue cette comédie dramatique en France, « Carla et moi » (Betwen Temples) a été présentée avec succès lors du Festival du film de Sundance, au 74e Festival international du film de … Continuer de lire « Carla et moi », une comédie peu orthodoxe mais définitivement touchante  

Alexandre Arcady, le petit blond de la Casbah 

« Le Petit blond de la Casbah », sort dans les salles obscures le 15 novembre. Sans doute le film le plus personnel d’Alexandre Arcady. Nous avions prévu cet entretien, il y a plus de six mois, mais c’était sans compter sur l’attaque d’Israël du 7 octobre. Une semaine après l’offensive barbare du Hamas, à Paris, à deux pas des Champs-Elysées, dans les bureaux d’Alexandre films, je … Continuer de lire Alexandre Arcady, le petit blond de la Casbah 

Alexandre Arcady, « Le Petit blond de la Casbah »

« Le Petit blond de la Casbah », sort dans les salles obscures le 15 novembre. Sans doute le film le plus personnel d’Alexandre Arcady. Nous avions prévu cet entretien, il y a plus de six mois, mais c’était sans compter sur l’attaque d’Israël du 7 octobre. Une semaine après l’offensive barbare du Hamas, à Paris, à deux pas des Champs-Elysées, dans les bureaux d’Alexandre films, je … Continuer de lire Alexandre Arcady, « Le Petit blond de la Casbah »